GovTechSummit : les pouvoirs publics à l'écoute de la tech

La deuxième édition du GovTechSummit s’est tenue ce jeudi 14 novembre au Palais Brongniart, au coeur de Paris. L’objectif de l’évènement : réunir des start-ups, des décideurs et des investisseurs autour d’échanges sur une quantité de problématiques. NumeriCité a pris part à cette journée et vous propose son récit du GovTechSummit.

GovTechSummit_Bourse_2019

Dans la file d’entrée, avant 9h, on pouvait déjà l’entendre : on est venu de loin pour assister à ce GovTechSummit. Le temps d’une journée, l’anglais serait la langue officielle du Palais Brongniart. L’évènement se veut international et a réussi son pari : plus de 80 intervenants se sont succédé dans les prestigieuses salles de l’ancienne bourse de Paris et ont mené leurs échanges dans la langue de Shakespeare.

Parmi ceux-là, de nombreuses personnalités politiques : après l’ouverture d’Emmanuel Grégoire, premier député-maire de Paris, c’est Kersti Kaljulaid, la Présidente d’Estonie, qui a pris le relai pour passer en revue les différentes innovations portées par le gouvernement estonien dans le domaine du numérique. Cédric O, Florence Parly ou encore Ana Brnabic, Premier Ministre serbe se sont également succédé devant le public du GovTechSummit.

Nous avons suivi les discussions sur les thèmes de l’intelligence artificielle, de la mobilité, de l’identité numérique, sur la technologie au service d’une démocratie renforcée, sur la transformation numérique des gouvernements et enfin sur l’intraprenariat. Deux idées principales sont revenues de manière récurrente.

La première, c’est que la technologie est prête. Elle a même pris de l’avance par rapport aux usages que l’on en fait. L’enjeu est donc de définir ensemble, privé et public, les services publics de demain qui reposeront sur les innovations technologiques d’aujourd’hui. Les défis sont connus : les pouvoirs publics ont des responsabilités et des comptes à rendre, ce qui ne laisse que peu de place au risque et implique une flexibilité limitée.

La seconde, c’est l’enjeu de l’inclusion numérique. Il s’agit non seulement de rendre internet accessible à tous mais aussi de former à l’utilisation des nombreux services disponibles, et pas seulement comme un média de divertissement. C’est seulement là que nous pourrons continuer à explorer et exploiter les nombreuses possibilités en terme d’interaction entre les gouvernements et les citoyens.

Outre toutes ces conférences, l’évènement proposait un espace exposition. Nous avons ainsi salué nos partenaires de la DITP qui ont profité de leur stand pour offrir une belle visibilité à notre service Voxusagers, la plateforme qui permet aux utilisateurs de l’administration de partager leur expérience, dont le déploiement continue petit à petit sur l’ensemble de notre territoire !

Au final, l’événement semble avoir rempli ses objectifs en réunissant de nombreuses parties prenantes qui travaillent à la modernisation des services publics. Il a été intéressant de constater la cohérence des conférences : les intervenants ont chacun présenté des états des lieux très proches, ce qui donne à penser que chacun est sur la même longueur d’onde. Non seulement la jeune industrie des GovTechs a attiré l’attention des pouvoirs publics, mais elle partage aussi le même constat avec ces derniers. Les conditions semblent donc réunies pour prévoir un avenir ensoleillé dans le ciel des GovTechs, mais aussi des gouvernements qu’ils servent.