Skip links

Faire dialoguer les pratiques entre pays

Plongée au cœur de l'expédition apprenante rwandaise

Article rédigé par Mathilde Bras et Maxime Lubrano et publié le 10 juin 2024

Du 25 au 29 mars 2024, une délégation rwandaise a été accueillie à Paris pour une expédition apprenante inédite.

Au programme : 5 jours pour s’immerger dans les méthodes et projets de transformation numérique publique en France et échanger entre pairs afin d’identifier de futurs chantiers.

A mi-parcours d’un projet visant à accompagner le réseau des Chief Digital Officers (CDO) du Rwanda, animé par la Rwanda Information Society Authority (RISA), cette expédition apprenante a offert aux CDO la possibilité de se “décentrer” du quotidien et de se projeter vers la suite de leur parcours de transformation numérique.

Embarquez avec nous pour découvrir le programme proposé et les principaux enseignements de cette semaine !

Pour Numéricité, accompagner des équipes revient avant tout à leur transmettre les clés de compréhension et les bonnes pratiques pour mettre en œuvre leurs projets de transformation numérique. Avec nos clients, nous proposons ainsi des formats adaptés à leurs besoins : parcours de formations, gages de montée en compétences et d’autonomisation des équipes, événements de co-construction (hackathons, open labs), ou encore expéditions apprenantes, sources d’inspiration et de reconnaissance entre pairs.

Dans un projet au long cours, organiser une expédition apprenante à mi-parcours est un moment clé pour :

  • Se décentrer du quotidien et proposer de nouvelles perspectives aux CDOs sur les axes prioritaires du projet

    Le projet FEXTE s’articule autour de 5 priorités thématiques : la gouvernance, les process, outils et méthodologies, la gestion du changement, la gestion des talents, et les relations avec l’écosystème. Depuis septembre 2023, nous travaillons avec les CDOs de manière alternée : des sessions de travail à distance qui démarrent souvent par un retour d’expérience français puis un approfondissement des réflexions pour concevoir le cadre d’implémentation au Rwanda ; et des missions sur le terrain à Kigali, permettant d’être au plus proche du contexte local et se projeter.

    L’expédition apprenante en France est donc un format complémentaire, qui permet d’incarner davantage les retours d’expérience, notamment via des rencontres avec des praticiens et praticiennes de l’administration française, et des visites “in situ” dans les institutions.

  • Alterner temps d’échanges et moments réflexifs

    Une expédition apprenante est souvent un moment intense. Au total, la délégation rwandaise a suivi les présentations de 15 intervenants de 8 administrations différentes. Une diversité de représentants et de praticiens des administrations françaises, porteurs d’initiatives clés pour la transformation numérique publique.

    En concevant le programme de la semaine, nous avons choisi d’alterner des moments d’échange sur les thématiques de travail du projet FEXTE avec les experts français et des temps de discussion “internes” à la délégation, afin de relier les retours d’expérience avec leurs défis communs. La composition de la délégation a été pensée en ce sens : les CDO du Ministère de l’Environnement et de la Gestion des urgences, du Ministère du Commerce et de l’Industrie, du Ministère de la Justice et du Ministère des Affaires étrangères, un représentant de RISA et un représentant du Ministère des Technologies de l’Information et de Communication et de l’Innovation.

Nous remercions chaleureusement les intervenants qui ont fait de cette semaine une réussite :

Direction interministérielle du numérique
Philippe Vrignaud, directeur du département relation agents – usagers, fondateur de Démarches Simplifiées

Service d’information du gouvernement
Michaël Nathan, Directeur
Missak Kéloglanian, Chief Digital Officer, Conseiller Sécurité Numérique et Chef du Département Ecosystème numérique
Jean Delpech, Adjoint en charge du numérique
Maxime Beaugrand, Responsable de projet

Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères
Henri Verdier, Ambassadeur pour les affaires numériques

Ministère de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique
Bénédicte Roullier, cheffe du pôle transformation numérique des TPE/PME, Responsable de l’initiative France Num, Direction générale des entreprises

Ministère de la Justice
Xavier Albouy, directeur du numérique

Agence nationale de la cohésion des territoires
Alexis Boudard, directeur de l’Incubateur des Territoires
Léa Gislais, Directrice adjointe du Programme Société numérique
Vincent Viers, développeur de Données et Territoires

PIX
Benjamin Marteau, directeur
Marie Bancal, directrice des partenariats, du développement et du juridique
Elsa Dufayard, Responsable des secteurs organismes de formation et international
Angélina Magne, chargée de partenariats et de développement international

Remerciements :
Pierre-Louis Rolle, ancien conseiller du ministre chargé du Numérique, ancien directeur stratégie et innovation à l’Agence nationale de la cohésion des territoires
Romain Talès, Digital Transformation Specialist à Numéricité, ancien chef du département data au sein d’Etalab

À Numéricité, nous sommes fiers de porter la vision du numérique public à la française, cette Digital French Touch, dont les valeurs résident dans l’usage d’un numérique ouvert et responsable, vecteur de transparence et d’efficacité pour l’action publique. Au fil de nos missions à l’international et des visites d’études que nous organisons, nous attachons une importance particulière à relayer ces valeurs, pratiques, méthodes et communs.

L’expédition apprenante à destination de la délégation rwandaise a été conçue pour créer des synergies entre les principes clefs de la Digital French Touch et les priorités du Rwanda.

En France, l’ouverture – ou l’open – est à la fois un mode d’action et un objectif dans la transformation numérique de l’action publique. Améliorer l’accès à l’information sur les démarches administratives, via la création du portail service-public.fr en 2000, rendre disponibles les données collectées et produites par l’administration, via la création de la plateforme interministérielle data.gouv.fr en 2011, ou encore ouvrir l’administration à des talents numériques issus de extérieurs, via la mise en place du programme Entrepreneurs d’intérêt général en 2017. Ces quelques initiatives illustrent l’approche choisie par l’administration française : en “faisant plateforme” avec l’extérieur, en permettant la réutilisation de ressources, le numérique contribue à l’amélioration de la qualité et l’efficacité de l’action publique.

 

Intervention de Philippe Vrignaud devant la délégation rwandaise - Mars 2024

Sur la donnée, cette approche a été accélérée par l’adoption de la loi pour une République numérique en 2016 : principe d’open data data by design, réutilisation gratuite des données publiques, facilitation de la circulation de la donnée entre administrations, principe du “dites-le-nous une fois”, évitant ainsi aux usagers la complétion de données déjà détenues par l’administration, ouverture des logiciels développés (ou financés) par l’administration, transparence des algorithmes. L’ouverture et la circulation des données réduisent la charge administrative pour les citoyens, renforcent la collaboration entre institutions, contribuent à la proactivité de l’administration auprès des usagers.

Sur les codes sources, le développement de briques logicielles communes pour la transformation connaît aujourd’hui une nouvelle impulsion. Au sein de la Direction interministérielle du numérique (DINUM), le pôle opérateur coordonne la mise en place d’une suite numérique consolidée – depuis démarches-simplifées à FranceConnect, en passant par des outils de messagerie, d’agenda, de partage de documents – qui s’attachent mettre l’open source au cœur. Cette approche de mutualisation est particulièrement prometteuse. Lire les dernières actualités sur la suite numérique collaborative.

Enseignements de l’expédition apprenante avec le Rwanda – L’open
Plusieurs bonnes pratiques ont été relevées par la délégation :

  • L’importance de la qualité des données et leur mise à disposition en vue de leur réutilisation par d’autres administrations ou des personnes externes
  • L’ouverture et la circulation des données brutes produites par des acteurs publics complémentaires à l’approche de production statistique
  • La nécessité d’installer une gouvernance interministérielle pour développer une politique de la donnée 360 (open data, API, IA) au service de l’amélioration de l’action publique
  • La mutualisation de briques logicielles selon le mode “volontaire” : par exemple, un ministère peut choisir d’instancier un logiciel commun à toutes les administrations tout comme ne pas utiliser une autre solution de la suite, tant que l’information existe sur ce qui est mis à disposition ! 

En 2014, la France est le premier pays à créer par décret une fonction d’administrateur général des données (AGD), traditionnellement incarnée par le Directeur interministériel du numérique (DINUM).

  • L’AGD doit assurer l’accélération de l’ouverture, de la circulation et de l’exploitation des données publiques au profit des politiques publiques. Cette fonction est venu compléter l’action et le réseau d’Etalab pour mettre en œuvre la transformation des politiques publiques de la donnée.
  • En 2021, l’équivalent ministériel de l’AGD est créé, via une circulaire définissant les missions des administrateurs ministériels des données, des algorithmes et des codes sources (AMDAC). Les AMDAC (qui peuvent être les directeurs du numérique dans les ministères, mais pas toujours), ont pour fonction la mise en œuvre et le suivi des stratégies ministérielles pour l’ouverture des données, algorithmes et codes sources. Ils coconstruisent et mettent en œuvre leur feuille de route ministérielle en ce sens, toutes disponibles en accès libre sur numerique.gouv.fr.
  • Une comitologie est mise en place : le Ministre de la Transformation et de la Fonction publiques assure le suivi stratégique, et chaque mois, les AMDAC se réunissent avec l’AGD. Des projets conjoints peuvent être menés en parallèle.

Intervention de Romain Talès devant la délégation rwandaise - Mars 2024

La gouvernance du réseau des AMDAC est une approche parmi d’autres de modes de pilotage de la transformation numérique. Il est important de pouvoir ajuster les mécanismes de gouvernance en fonction des acteurs concernés et des décisions à prendre. Un spectre large de dispositifs de gouvernance existent en France. Parmi les initiatives présentées lors de l’expédition apprenante :

  • L’approche partenariale public-privé-communs, consistant à mettre ouvrir les codes sources des logiciels développés sur des financements publics, à créer une communauté d’utilisateurs et de développeurs et à réemployer au maximum l’existant. Par exemple, le gouvernement, comme de nombreux incubateurs ministériels, est présent sur GitHub : https://github.com/GouvernementFR. Dans cette dynamique de numérique d’intérêt général, il existe également l’Accélérateur d’initiatives citoyennes (AIC), lancé en 2021 par la DINUM afin de renforcer les coopérations entre l’Etat et les initiatives citoyennes porteuses de communs numérique.

Enseignements de l’expédition apprenante avec le Rwanda – La gouvernance
Plusieurs bonnes pratiques ont été relevées par la délégation :

  • L’avantage de bénéficier d’une organisation interministérielle pour collaborer avec les CDO sectoriels et placer la transformation numérique à un niveau de décision élevé au sein du gouvernement
  • L’open-source et les communs numériques pour
    • Développer des infrastructures de services numériques offre plusieurs avantages, tels que l’efficacité des investissements, la garantie de la souveraineté numérique et l’attraction de talents
    • Favoriser l’innovation ouverte et collaborative, essentielle pour l’adaptation rapide aux nouvelles technologies et aux besoins évolutifs des citoyens
    • Animer des communautés de pratiques, essentielles pour le partage de connaissances et de meilleures pratiques, la résolution de problèmes communs et le soutien mutuel dans les initiatives de transformation numérique

De nombreux chantiers liées aux politiques d’inclusion numérique ont été lancées depuis plus de 10 ans. Aujourd’hui, la Stratégie nationale pour un numérique inclusif est structurante pour les acteurs publics.

La délégation a découvert les initiatives phares, qui couvrent l’ensemble des champs de l’inclusion (de la connectivité aux usages) : le Plan France Très Haut Débit, le programme France Mobile, les programmes de médiation numérique, l’accompagnement des collectivités territoriales, par exemple avec la création des conseillers numériques. La progression de l’inclusion numérique est suivie par une nouvelle métrique développée par l’ANCT : la distance numérique. Celle-ci englobe l’accès aux équipements, la diversité des usages, les compétences formelles, la facilité.

Les équipes de l’ANCT et de PIX devant la délégation rwandaise - mars 2024
Intervention de Bénédicte Roullier devant la délégation rwandaise - mars 2024

Pour ce qui est de la formation, l’équipe de Pix a présenté l’histoire du service, le modèle de mise en œuvre et les caractéristiques clés. Pix est une startup d’État devenue un service autonome, avec un modèle de financement hybride. L’équipe s’appuie sur le cadre européen des compétences numériques pour construire des modules pédagogiques, dispensés de l’école primaire à l’université. A l’occasion de la présentation de Pix, la délégation a partagé leurs préoccupations sur la façon de s’attaquer à l’alphabétisation numérique pour les populations ayant des problèmes d’alphabétisation ou des questions de diversité linguistique.

La méthode startup d’Etat a été explorée par la délégation à travers la présentation de deux initiatives portées par l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) : Aidants Connect et Données et Territoires. Cette méthode permet d’apporter une réponse à un problème de politique publique par le développement d’un service numérique à impact, conçu à partir des besoins exprimés par les utilisateurs (citoyens ou agents publics).

Aidants Connect est un service basé sur les principes d’authentification de FranceConnect permettant aux aidants de soutenir les utilisateurs dans la réalisation de leurs démarches administratives.

Données et Territoires est un service proposé par l’ANCT à destination des agents, des services et des collectivités territoriales afin de les accompagner dans toutes les étapes de la création à l’utilisation des données.

Ces deux exemples de produits, centrés sur l’exploitation de la donnée au service des besoins des utilisateurs, montrent combien les bases de données standardisées et ouvertes permettent d’opérer des politiques publiques ou d’outiller les agents, gages de confiance et d’efficacité.

Enseignements de l’expédition apprenante avec le Rwanda – La méthode produit des start-up d’État
Plusieurs bonnes pratiques ont été relevées par la délégation :

  • L’importance de maintenir un lien constant avec les utilisateurs finaux lors du développement de services numériques
  • La nécessité de faciliter l’expérience utilisateur en proposant un univers graphique cohérent
  • L’utilité du modèle start-up d’État pour dynamiser des projets numériques au service des politiques publiques

Afin de proposer aux usagers des interfaces numériques standardisées et un univers de marque État uniformisé, la France s’est doté d’un système de design : le DSFR (Système de Design de l’Etat).

  • Elaboré par le Service d’information du gouvernement (SIG), le DSFR permet d’assurer la cohérence des produits numériques publics avec la stratégie de marque de l’État. Des composants sont mis à disposition des designers et développeurs de services (blocs fonctionnels, typographies, modèles, références colorimétriques, boutons, fil d’Ariane, etc.). Ils sont prêts à l’emploi, accessibles et standardisés. Le DSFR est ouvert, une documentation est mise à disposition, et les utilisateurs peuvent émettre des besoins en évolution ou ajouts de composants.
  • La force du DSFR réside dans son adaptabilité, en ce qu’il est « agnostique » en termes de langages web et de programmation. Il vient outiller les équipes de services numériques pour mieux construire leurs produits et mettre en œuvre les normes d’éco-conception et d’accessibilité.

Les membres de la délégation en compagnie de Michaël Nathan et Missak Kéloglanian - mars 2024

La transformation numérique n’est pas synonyme de la mise en œuvre des nouvelles technologies. Comme le précise la Fing suite à la création du groupe de travail Nos Systèmes, il est essentiel d’opéter une rétroingénierie des solutions techniques émergentes avant de les déployer. Ils préconisent d’ailleurs d’opter pour une rétroingénierie sociale, méthode permettant de comprendre et d’améliorer les systèmes techniques en interagissant avec eux : l’idée est de rendre les systèmes techniques socialement responsables et transparents sans nécessairement dévoiler tous leurs secrets.

Enseignements de l’expédition apprenante avec le Rwanda – Ne pas tomber dans le techno-solutionnisme

Xavier Albouy, Directeur du numérique au Ministère de la Justice, a insisté sur un point : lorsqu’une innovation est présentée comme un virage incontournable à prendre, le rôle d’un directeur du numérique est de remettre l’usage, la valeur, au centre, et de considérer la technologie comme un moyen et non une fin.

Intervention de Xavier Albouy devant la délégation rwandaise - mars 2024

Pour autant, la recherche de l’état de l’art dans l’usage d’innovations technologiques majeures est importante. Par exemple, la France expérimente et met en œuvre diverses initiatives liées à l’intelligence artificielle :

  • “Pour une intelligence artificielle française” (PIAF), portée dès 2018 par le Lab’IA d’Etalab et visant à construire le premier jeu de données ouvert de questions-réponses francophone ;
  • Albert, nouvel outil d’IA générative lancé en 2023 à destination des agents de l’administration et porté par le Datalab d’Etalab ;

Dans le sillon de l’approche public-privé-communs, l’État a également lancé en juillet 2023 une communauté : AllIAnce. Sous l’égide de la DINUM, AllIAnce rassemble des ministères, des administrations publiques, des opérateurs de services publics, des start-up et entreprises privées, des organismes de recherche et des établissements d’enseignement supérieur. L’objectif : répondre à des problématiques concrètes rencontrées par les administrations sur le terrain en réunissant toutes les expertises permettant à l’État de s’approprier tout le potentiel des technologies d’IA.

Cette communauté assure la gouvernance en expérimentant régulièrement des solutions avant de les passer à l’échelle. A l’instar des DNUM ministériels, la communauté joue le rôle d’éclaireur et permet à la France de se positionner techniquement, juridiquement et éthiquement sur les innovations technologiques et de créer des produits souverains et libres. In fine, cela revient interroger la technique pour en dévoiler le potentiel en vue de répondre aux besoins des agents et des administrés.

À la fin de la semaine d’expédition apprenante, trois mots-clés ont marqué les discussions entre les membres de la délégation rwandaise : open-source, souveraineté et user-centric. En privilégiant le dialogue entre praticiens et en intégrant les meilleures pratiques de la Digital French Touch, cette expédition a offert une vision complète et pragmatique des opportunités et des défis de la transformation numérique.

Les différents enseignements ont mis en lumière l’importance d’une approche ouverte et collaborative, de la transparence des systèmes techniques, et d’une gouvernance adaptée et placée à un haut niveau stratégique. Ces éléments ont permis aux membres de la délégation rwandaise de redéfinir leur perspective sur les différents aspects du projet FEXTE.

L’expédition apprenante a ainsi apporté des orientations supplémentaires pour formuler des besoins et idées pour la suite du programme. L’échange avec Henri Verdier, Ambassadeur pour les affaires numériques a été très enthousiasmant pour les CDOs, qui ont perçu qu’il était possible – et souhaitable – d’associer des principes de transformation numérique et des projets concrets à impact.

Les membres de la délégation en compagnie de Henri Verdier, Ambassadeur français pour les affaires numériques - mars 2024

À l’instar de cette expédition apprenante, accompagner à la transformation numérique, c’est aussi garantir la montée en compétences et l’autonomisation des équipes.

Partant de cette conviction, nous avons fait le choix de concevoir une diversité de formats et modules de formation que nous pouvons proposer clé en main ou intégrer dans des missions spécifiques.

Découvrez notre offre sur la page dédiée aux formations

fr_FRFR