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La visite d’étude, un levier de coopération et de transformation numérique

Si l’on vous raconte souvent nos déplacements à l’étranger dans le cadre de nos missions, on évoque moins souvent les visites d’étude que nous avons le plaisir d’accueillir.

En effet, il arrive parfois que des délégations viennent à Paris pour rencontrer et échanger avec leurs homologues du numérique de l’Etat français. Ces visites, loin d’être de simple voyage, sont l’occasion de véritables échanges et d’émulation entre les parties prenantes. Dans le cadre d’un projet sous l’égide d’Expertise France et de la European Commission, nous avons reçu la semaine dernière une délégation du Hellenic Ministry of Digital Governance. Cela nous a donné envie de revenir sur cet aspect de nos missions.

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La délégation grecque à la fin de sa visite à la CNIL

Un accélérateur de dialogue entre les administrations

L’objectif principal de ces visites d’étude est de permettre la rencontre de cadres et de pratiques numériques différents. Ces formats permettent aux délégations de décentrer leur regard et de découvrir, in situ, des méthodes et des organisations variées. Selon les besoins des délégations, notre rôle de facilitateur est d‘identifier les acteurs les plus pertinents pour enrichir les perspectives des participants.

A titre d’exemple, la visite de la délégation grecque était axée sur la mise en place d’une stratégie data et IA. Spyros Makris et Félicien Vallet et ont pu présenter les missions de la CNIL , et échanger sur l’articulation entre IA et RGPD. Ce fut l’occasion de comparer le fonctionnement de l’autorité grecque en la matière. Perica SUCEVIC a quant à lui présenté le cadre juridique de la Direction interministérielle du numérique (DINUM) (missions intrinsèques, décret, rôle de point unique DGA, interministériel). Cela a suscité des questions sur le code des relations entre le public et l’administration (CRPA) et la stratégie d’ouverture des données en France.

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Leurs rencontres avec ces acteurs de premier plan ont pu apporter des éclairages sur la manière dont la France s’empare de ces problématiques, aussi bien en termes opérationnels que réglementaires.

L’apprentissage par l’expérience

La visite d’étude est l’occasion de rencontrer des acteurs du numérique variés et de permettre aux participants de repartir avec des idées concrètes, des méthodologies et des pistes de mise en œuvre qui pourraient être adaptées à leur contexte institutionnel et à leurs objectifs.


Retrouvez à ce sujet un retour d’expérience plus méthodologique basé sur la visite d’une délégation rwandaise : https://numericite.eu/faire-dialoguer-les-pratiques-entre-pays/


Actuellement, le gouvernement grec est en train de créer une plateforme dédiée à la donnée. Geoffrey Aldebert a fait une démonstration de data.gouv.fr – DINUM, la plateforme des données publiques française. Ce retour d’expérience a permis d’expliciter les défis auxquels les équipes ont été confrontées (qualité des données, questions liées aux licences juridiques), mais aussi le fonctionnement concret de la plateforme (gouvernance, équipe, attributions). La visite d’étude devient donc un espace d’apprentissage actif et d’acculturation mutuelle entre les parties prenantes, et par la même, une traduction concrète de la coopération internationale.

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Ouvrir des perspectives

Enfin, ces rencontres permettent également d’ouvrir des perspectives de futurs échanges et de partenariats techniques ou institutionnels en posant les bases de relations de confiance. L’irruption de l’IA dans le secteur du numérique public soulève des questions autour du développement des compétences, de la (re)structuration des écosystèmes et de la gouvernance. C’est pourquoi, nous avons trouvé opportun de faire se rencontrer la délégation et le cluster DataIA de l’ Université Paris-Saclay. Ce fut l’occasion de donner un exemple de structuration d’écosystème IA (recherche/entreprenariat/politiques publique).

Un autre enjeu prégnant est celui de la montée en compétences et de la formation. Ils ont pu en discuter avec Jean-François PLARD à Pix. Pix est aujourd’hui déployé dans 43 pays, s’appuie sur des partenariat institutionnels variés et travaille à la construction de certifications communes en matière de numérique à l’échelle européenne. Aujourd’hui, il permet aux agents publics d’obtenir des certifications en combinant des tests transversaux et des thématiques variées, notamment en matière d’IA. De quoi donner de la matière pour alimenter la stratégie grecque et les transformations à venir au sein de leurs administrations.

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Cette visite d’étude ouvert la voie à des collaborations potentielles, mais surtout à des échanges sur ces sujets !

Encore merci à tous les intervenants qui ont fait de cette semaine une réussite, et aux membres de la délégation grecque pour leur intérêt et leur attention tout au long de ces rencontres !